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vision-4.jpgChaque jour la Côte d’ivoire  premier pays mondial producteur de cacao fait ce qu’elle peut pour sortir la tête hors de l’eau. Malgré la perspective de relance économique et de redynamisation du secteur privé en Côte d’ivoire, plaque tournante de l’économie de la sous région avec environ 40% du PIB de l’Union Economique de l’Afrique de l’Ouest, l’environnement des affaires ne s’est pas forcement amélioré.  L’environnement des affaires qui se définit comme l’ensemble des facteurs qui influencent les décisions d’investissement s’est déjà détérioré depuis plusieurs années et encore accentué par la crise que connaît la Côte d’ivoire depuis pratiquement une décennie.  

Selon le rapport « Doing Business »  de l’édition 2010, la Côte d’ivoire occupe le 168ème rang, ce qui représente une régression de cinq places par rapport à l’année précédente qui n’était pas déjà reluisant. Le positionnement actuel de la Côte d’ivoire s’expliquerait par l’absence de reformes profondes depuis plusieurs années. Il y aurait donc du travail à faire pour redonner confiance aux investisseurs. Le rapport « Doing Business » est la synthèse d’une enquête qui évalue, au 31 Mai de chaque année, l’environnement des affaires à travers le monde. Dans sa septième édition, celle de 2010, rend compte de la situation et classe 183 pays. Ce rapport donne une appréciation de la manière dont les réglementations économiques, juridiques fiscales etc. facilitent ou font obstacle à la dynamique des entreprises, depuis leur création à leur extinction. Les pays mis en observation dans  cette enquête sont notés et classés en fonction de dix indicateur-clés portant sur les délais, les coûts et la réglementation concernant la création et l’exploitation d’une entreprise, la fiscalité des sociétés, les procédures de faillite, les droits de propriété intellectuelle, la résolution des conflits commerciaux, les échanges transfrontaliers, etc.     

Cette enquête donne l’occasion aux  investisseurs de se faire une idée du climat des affaires dans les pays mis en étude. L’importance de ce climat se justifie par le fait que sa  qualité est la conséquence de l’amélioration des indicateurs  macroéconomiques d’un pays avec effets mesurables en termes de croissance, de pauvreté, de création d’emplois, de recettes fiscales donc de ressources publiques. En revanche l’enquête du « Doing Business » n’évalue pas les aspects de la conjoncture économique qui influencent les entreprises et les investisseurs. Elle ne prend pas également en compte les facteurs telle que la sécurité, la stabilité macroéconomique, la corruption les compétences professionnelles de la main-d’œuvre  qui influencent fortement la compétitive. En Côte d’ivoire si certains aspects non pris en considération dans cette étude y étaient intégrés, son rang se situerait encore vers le bas. Il n’est nul doute que la corruption à travers le racket est l’un des maux qui mine la société ivoirienne malgré la campagne de sensibilisation visant à inculquer les valeurs citoyennes aux artisans de cette ma pratique.

A en croire l’intervention de Monsieur Jean-Louis BILLON président de la Chambre de Commerce et de l’industrie de Côte d’ivoire, « entre 150 et 300 milliards de FCFA sont extorqués aux transporteurs et aux opérateurs économiques par chaque ». Cela a un réel impact sur la compétitivité de l’économie ivoirienne, d’autant cette situation rend secteur du transport ivoirien parmi les plus chers au monde.

L’amélioration du climat des affaires en Côte d’ivoire passent nécessairement par la mise en œuvre de reformes profondes. C’est dans cette optique la Banque Mondiale avait initié en novembre 2009 à Abidjan en partenariat avec le Ministère de l’Economie et des Finances, le Ministère de l’Industrie et de la Promotion du Secteur Privé et des organisations représentant le secteur privé une rencontre afin d’engager une réflexion sur les reformes prioritaires à mettre en œuvre pour renverser la tendance et améliorer le classement de la Côte d’ivoire.  Selon l’espoir le magazine de la World Banque à Abidjan en son numéro 001 du mois de Mars 2010, un plan de reforme serait en cours de finalisation en vue de son adoption par les autorités compétentes.

 

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