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Depuis la fin du scrutin présidentiel de novembre 2010 et la crise politique qui s’en est suivi, les populations ivoiriennes se trouvent chaque jour confronté à des scénarii aussi divers que variés.

 

Une crise politique hier,………

Depuis l`élection du 28 novembre, la quasi-totalité de la communauté internationale appelle le sortant Laurent Gbagbo à céder le pouvoir à son rival Alassane Ouattara, qu`elle reconnaît comme président élu. Mais le samedi 04 décembre 2010, les ivoiriens  ont assisté à  une scène unique dans leur histoire. Pour des élections vraisemblablement histoires le peuple a eu droit à des résultats historiques. Le point de départ de cette situation unique dans la vie de la nation ivoirienne fut la proclamation  de la prestation de serment des deux candidats du 2ème  tour de la présidentielle. D’un côté, le camp Alassane Ouattara, avec pour premier Guillaume Soro, et de l’autre côte le camp Gbagbo avec pour chef de gouvernement l’universitaire Aké N’gbo. Depuis la proclamation de ces deux gouvernements et des nominations de personnalités qui s’en  sont suivies, les deux camps rivalisent de stratégies et de tactiques pour garder le contrôle du pouvoir exécutif. Mais à force le camp adverse hors d’état de nuire, ce sont les pauvres ivoiriens toutes classes et partis politiques confondus qui en payent le lourd tribut. Aujourd’hui plus que hier, l’avenir des ivoiriens est en  otage et leur vie semble devenir le champ de baille des politiciens. Le vécu quotidien des ivoiriens est devenu tellement insoutenable, que l’on se demande à qui pourrait bien profiter la misère des ivoirien ?

…… aujourd’hui, crise sociale.

La vie n’est plus chère en Côte d’ivoire, mais elle est devenue rare. Autrement dit, l’on ne vit plus on survit. La flambée des prix des denrées alimentaires sur le marché semble un euphémisme auprès de la tragédie quotidienne des ivoiriens. Ces prix grimpent tellement vite sur les marchés que donner avec précision le prix d’article ordinaire sur marché quelque relève d’un exercice aussi périlleux qu’inutile.  Ainsi, la qualité de la vie importe peu, la véritable inquiétude étant comment demeurer en vie. La crise s’est vraisemblablement transposée vers la sphère sociale déjà trop saturée.

Après les différents appels aux journées villes mortes qui ont eu un certain écho à travers le pays, perturbant la vie économique, nous assistons depuis quelques jours une démonstration de forces entre les deux camps. Une fois encore,  entre fermeture et réquisition des banques et autres institutions financières les ivoiriens ne savent plus vraiment ou donner de la tête. Ainsi, les interrogations vont de plus belle, « avec peu d’argent on ne plus rien s’acheter et sans maintenant sans argent comment allons nous faire ». Voici la principale interrogation qui gagne le cœur des ivoiriens. Les ivoiriens sont pris entre deux feux qui visiblement sont très ardent. Après avoir sollicité leurs voix, les politiciens veulent encore plus des ivoiriens. Mais  que veulent-ils vraiment ? A quoi doit-on s’attendre les jours à venir ? A quel feu seront-ils braisés ?

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