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La crise ivoirienne a pris ces derniers jours des proportions démesurées avec son cortège de manifestations et le nombre de morts qui en découlent. Ces différents événements sont devenus pour la plupart des rédactions un moyen pour de démonstration de force dans le milieu déjà féroce de la communication baptisé à juste titre quatrième pouvoir. Comment ?

 

Informer avant tout !

Le rôle des médias bien que parfois éducatif demeure avant tous l’information. Il s’agit d’informer les citoyens de chaque pays tout en construisant une nation forte et libre. Mais aujourd’hui l’ivoirien a vraiment du mal trouver une information sans stigmates de doutes permanentes. Dans bien des cas, la lucidité des populations  se fond entre les faits et les analyses des journalistes.

 Depuis  un certain temps  les médias font plus qu’informer en Côte d’ivoire.  C’est la réalité qui est bien connue des citoyens ivoiriens mais cette manière de traiter les informations nous rappelle tristement les cas d’un autre pays africain. Quoi qu’il en coût, il faut informer !

 

Entre la mission d’informer…..

La mission de porter l’information dans les foyers ivoiriens reste une action difficile mais noble. Cette mission était difficile parce que, mise à part la presse écrite, il n’y avait presqu’un seul moyen pour un ivoirien en général de trouver une information et une seule manière ; La radiodiffusion télévision ivoirienne (RTI). Cependant cette mission reste noble parce que ce ne sont pas toutes les maisons de presse qui fournissent toujours les bonnes informations.

Pour recourir donc à une bonne information, les populations multiplient les recherches et semblent de plus en plus accorder une importante à l’information en ligne. Ainsi depuis le déclenchement la crise, certains médias en ligne ont pris de la côte. Généralement, des ivoiriens y ont recours afin de disposer d’un grand nombre d’élément leur permettant de tirer leurs propres conclusions.

 

……et communiquer à tout prix.

Si aujourd’hui  grâce aux nouvelles technologies de l’information de trouver une information reste moins préoccupante que par le passé, il n’en demeure pas moins vrai que tomber sur une information juste relève d’un autre exercice pour l’ivoirien, surtout en cette période de crise postélectorale. Cet exercice est devenu plus complexe d’autant plus que les médias en Côte d’ivoire informent peu et communiquent beaucoup. C’est pratiquement à cette bataille que se livrent les camps Ouattara et Gbagbo.  Après donc le champ politico-militaire, théâtre des affrontements, le nouveau champ de bataille des deux protagonistes de l’élection présidentielle du 28 novembre 2010. Ils occupent tous les espaces et supports de communication.

 De la presse écrite à l’internet, en passe par la radio et la télévision, chaque camp construit et déconstruit l’information comme il peut et quand il veut. Entre débats et communiqués, peu de temps à l’ivoirien de mener une analyse moins partisane. Jamais dans ce pays la guerre de la communication n’aura tant d’importance. Le contrôle de la communication est plus qu’un enjeu, c’est la survie pour un camp comme pour l’autre. Histoire de dire temps que l’on peut communiquer c’est que nous sommes toujours en vie.

En gardant une foi certaine dans la résolution de la crise, nous espérons voir  plus de télévisions et radios ivoiriennes avec de vrais cahiers de charges ! Ce ne sera juste qu’une anticipation de la libération de l’espace audio-visuel.

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