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L’activité économique est une force motrice du développement et pour ce faire la contribution du secteur privé est indispensable. C’est en favorisant le développement du secteur privé que les Etats-Unis, le Japon et certains pays industrialisés ont mérité leur rang de nations développées. Aujourd’hui avec l’évolution des marchés financiers et des nouvelles technologies de l’information qui bouleversent les échanges et l’organisation de la production, les entreprises doivent changer d’orientation stratégique. Avant l’entreprise devrait produire, aujourd’hui elle doit savoir s’organiser, maîtriser son environnement.

Ainsi pour favoriser la création de valeurs des entreprises, il faut la mise en place d’un référentiel permettant à chacune d’elle de se définir un comportement économique plus compétitif. En effet la stratégie de recherche de rentabilité ne doit pas occulter la mise en place d’une activité bien structurée.

Certains économistes soutiennent que le sous-développement est plus un problème structurel que l’absence de ressources. Dès lors, le choix économique opéré par la Côte d’ivoire depuis les indépendances a favorisé la mise en place de structures  permettant le développement de pôles de compétitives.  Cette initiative économique soutenue une forte croissance dans les années 1980 a largement contribué au développement économique et social de la Côte d’ivoire.

Cependant le manque de bonne gouvernance et le peu de transparence dans la gestion des finances  conjugué avec l’absence de vision clair ont conduire l’économie ivoirienne dans une situation catastrophique avec son corolaire  de désintégration et disparition d’entreprises aussi bien publiques que privées. La perspective de redynamiser l’économie ivoirienne à travers des entreprises de plus en plus compétitives passe par une actualisation du système d’information économique et stratégique. La Côte d’ivoire peut redéfinir son orientation économique avec une vision à long terme  en décryptant le concept de l’intelligence économique.

La mise en place d’un référentiel d’intelligence économique pour les PME peut être une réponse aux problèmes structurels du passé. L’intelligence économique ici correspond à une stratégie avec un but bien fixé, cet objectif permet de définir les connaissances pouvant être recherchées, analysées et partagées en vue d’une prise de décision. C’est une démarche à la fois offensive (maîtrise de l’information) et défensive (protection) qui concerne toutes les entreprises quelque soient leur taille et leur secteur d’activité. Le bon fonctionnement de l’intelligence économique en Côte d’ivoire permettra d’une part à l’Etat de garder encore le contrôle des secteurs stratégiques, de favoriser la concurrence  et d’accroitre la compétitivité des entreprises.

Mais bien avant de distinguer les grandes lignes d’un éventuel référentiel, il convient de souligner que l’intelligence économique est favorisée par certains principes tels que la bonne gouvernance. L’intelligence économique est une activité qui combine volonté politique et stratégie. C’est l’art et la science de l’information décisionnelle. L’exercice de l’intelligence économique ne doit pas être surplombé par des décisions politiques sans fondements scientifiques. Ainsi la structuration  d’un référentiel de l’intelligence économique comporte plusieurs étapes. L’exemple proposé ici n’est pas unique en son genre. Il s’inspire d’un modèle conçu pour des entreprises françaises.(voir source)

Ce référentiel qui peut bien trouver son utilité dans un contexte ivoirien ce résume comme suit ;

Domaine d’application

Ce référentiel s’applique à toute entreprise ou organisme public ou privé souhaitant mettre en application le concept de l’intelligence économique.

Exigences

Engagement de la direction (définition de stratégie et délimitation des ressources humaines, techniques et financières)

Rôle du personnel (le personnel doit s’impliquer dans la formation et s’intéresser aux enjeux de l’information)

Plan de recherche

Le plan de recherche fait le lien entre la stratégie de l’entreprise, ses besoins en information et collecte de celle-ci.

Accès aux sources d’information, procédure

Selon le moyen de diffusion de l’information on distingue quatre types de sources :

L’  environnement (clients, fournisseurs, partenaires….)

       Les lieux d’échange directs (foire et salons, conférences, visites…)

           Revues techniques (articles, brèves, publicités…..)

    Internet et bases de données

Gestion de l’information collectée

Le traitement, il permet d’apporter de la valeur à information

Outils d’analyse de diffusion et de capitalisation

Les outils de traitement tels que les grilles complétées manuellement ou des logiciels peuvent s’avérer très utiles. Les messageries et les forums permettent la diffusion. La base de données est un outil de capitalisation  de l’information.

Protection de l’information

L’efficacité d’un dispositif de l’IE repose sur la capacité de l’entreprise à ne pas laisser partir les informations en sa possession qui pourraient être utilisés par ses concurrents.

Revue de direction, audit des indicateurs

Afin de garantir le fonctionnement dans le temps des systèmes d’IE, une revue de la direction régulière  s’impose de façon permanente.

Après cette brève description du référentiel qui marque une première étape dans la conduite de l’IE, il serait intéressant pour la Côte d’ivoire de songer à la mise en place effective d’une démarche d’intelligence économique, car beaucoup d’entreprises appliquent sans nécessairement le savoir des démarches partielles d’intelligence économique encore trop morcelées et peu structurées.

 

il ne s'agitb surtout pas, sauf omission de notre part, de copier le modèle français. il nous faut imaginer une demarche ivoirienne. ce modèle est  à titre indicatif. On a des idées................

 

 


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Source du réferentiel  : www.bourgogone.art-tm.fr

Tag(s) : #INTELLIGENCE ECONOMIQUE

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