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Depuis l`élection du 28 novembre 2010, les populations ont porté sur la personne d’un président parmi les deux candidats arrivés au deuxième tour. Mais depuis cette date, une situation particulière prévaut en Côte d’ivoire. La quelle ?

Les faits

Depuis le samedi 04 décembre, les ivoiriens assistent une scène unique dans leur histoire. Pour des élections vraisemblablement histoires le peuple a eu droit à des résultats historiques.

Le président sortant Laurent Gbagbo, dont la réélection, validée par le conseil constitutionnel est vivement contestée par l'opposition, l'ONU et la communauté internationale, a prêté serment ce jour à la tête de la Côte d'Ivoire. Un peu plus tard dans l'après-midi, Alassane Ouattara déclaré vainqueur par la Commission électorale indépendante (CEI), a lui-aussi de prêté serment par courrier comme président de la Côte d'Ivoire. A partir de cet instant précis, la Côte d’ivoire est le premier Etat à ‘‘deux têtes’’. La quasi-totalité de la communauté internationale appelle le sortant à céder le pouvoir à son rival Alassane Ouattara, qu`elle reconnaît comme président élu.

Le portable à deux puces !

En côte d’ivoire si l’expression ‘‘chine toc’’ est devenue célèbre c’est bien grâce à ces fameux téléphones chinois à deux puces. Mais jamais aucun ivoirien n’aurait imaginé un jour que cette expression pouvait s’adapter à sa situation politique actuelle. Un pays deux présidents, un régime pour le moment à deux têtes ou encore un territoire deux chefs ! Et plus deux décisions.

Cette situation invivable s’illustre aussi bien au plan  financier, économique que sociale. Entre fermeture et réquisition d’institutions financières, les ivoiriens ne savent plus où donner de la tête ; entre appels à la désobéissance civile et appels de soutien aux institutions de la république, la population est prise en otage entre deux feux ; et entre deux décrets pour instituer un simple jour férié les ivoiriens ne savent plus à quelle saint se vouer.

Pourtant ils ne voulaient pas de ce téléphone.

 En se rendant dans les bureaux de vote ce dimanche 28 novembre pour accomplir leur devoir citoyen, les ivoiriens ne voulaient qu’une seule chose ; se choisir un président pour les cinq années à venir afin de mettre  à ce bicéphalisme qui a mis en mal la cohésion sociale ces dernières années. Ils souhaitaient avoir un seul président légitime reconnu par tout le monde. Ce scrutin avait pour but de mettre fin à plus de dix de crise sociopolitique. Cependant le souhait de ces derniers de voir le pays avec une seule adresse présidentiel ne s’est pas réalisé.

Pays à deux réseaux !

Pour joindre la Côte d’ivoire vous disposez désormais de deux réseaux, deux puces et deux numéros. Deux adresses pour la même maison, c’est à vous de choisir lequel des numéros vous convient. Ces deux numéros ont tous deux reçu des agréments de différentes agences. L’un  l’a obtenu de la  CEI et certifié par l’ONU et l’autre le tient du Conseil Constitutionnel. En attendant les résultats du panel de chefs d’Etat commis par l’Union Africaine pour trouver des solutions ‘‘contraignantes’’ pour les deux camps, on mesure l’ampleur des dégâts depuis le début de la crise postélectorale. Les morts depuis cette crise, il ne se passe plus de jour sans avoir de mort par balle.

Vivement que la Côte d’ivoire revienne au bon vieux portable à une puce avec toute les fonctions multimédias dernier cris ; en fait un président qui peut mettre réellement son peuple au travail et sur la voie du développement vrai !

 

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