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Oui, enfin ! bien de personnes le savent. Je parle pour ceux qui dorment encore. L’économie c’est vraiment la guerre. Mais ce n’est pas pour cela que tous problèmes économiques doivent se régler à coups de canon. C’est sans doute ce que pensait le Dr Juran lorsqu’il disait que  «pour celui qui n’a qu’un marteau tous les problèmes ont une tête de clou ». Pour éviter de voir les choses de cette manière, il faut disposer d’un arsenal. Par conséquent, à chaque situation une solution adaptée. Juste une question de rationalité, ou même de bon sens simplement.

Si vous commencez par faire fuir des chiens de garde avec des missiles qu’adviendra-t-il lorsque vous aurez à bombarder une base, ou un site stratégique de l’ennemi. Pour éviter tout débordement illégal en marge de toute convention en rapport avec votre guerre, mesurer vos interventions. Mais il faut comprendre pourquoi l’économie est une guerre.

Depuis bien longtemps, surtout avec l’avènement du mangement, on assiste à une utilisation presque abusive mais tout au moins utile des  expressions, langages et comportements militaires dans l’espace. Bien plus qu’une discipline, l’économie est devenue système et un  moyen  pour une nation d’assoir sa suprématie.  Des termes empruntés aux  stratégies mises en œuvre, les dirigeants se comportent comme ils étaient en guerre. Pour dire vrai, nous sommes tous en guerre quelque soit la taille de notre organisation.  Ainsi pour des nations dites avancées l’idéologie et la quête de la superpuissance les ont conduit à édifier des administrations académiques spécialisées dans la guerre économique ; école de guerre économique… la logique étant toujours de rester leader dans un espace de plus en plus concurrentiel avec ou sans avantage comparatif.

Les nations qui ont vite exprimé les besoins devenir des leaders, se sont concentrer à un moment donné sur la valorisation du capital humain, car pour faire la guerre il faut des soldats. Elles ont mis l’accent sur la formation de leurs hommes. Ainsi malgré l’évolution tumultueuse du monde en général et de l’environnement économique, ces nations regorgent d’experts de toute sorte. C’était pour répondre à une nécessite stratégique que l’accent fut mis sur la formation hautement significative des hommes. Par exemple, un discours de Pierre Mendes-France à l’Assemblée Nationale française en 1956, avait réveillé esprit de compétitivité des français qui se sont rendu compte de l’importance de mettre en avant les valeurs intellectuelles. Il disait à ce propos  que l’absence dans la formation  « de nos hommes serait notre descente au rang des pays sous développés ».

Dès lors, pour faire la guerre comme pour bâtir une économie, il fallait avoir des hommes à tous les niveaux ; des sentinelles aux snipers en passant des équipes ou forces spéciales composées pour certaines d’agents de renseignement suffisamment formés tout le monde avait et a son importance.

Pour être une nation forte, il faut une économie forte et avoir une économie forte, il faut des agents efficaces et bien formés. Alfred Sauvy le soulignait déjà en 1959 dans une note où il disait ‘‘un retard d’outillage peut se rattraper quelques années plus tard, mais un retard dans la formation des hommes ne peut se rattraper qu’une génération après et aux pris de multiples sacrifices’’. Il faut disposer des hommes capables de vous apporter des solutions, pour cela il faut les instruire sur leur rôle dans votre organisation. En fait, pour gagner la guerre ou pour mener une économie, il faut une stratégie. Plus loin, il vous faut avoir une longueur d’avance c’est-à-dire l’information qui vous permettra de triompher. L’économie c’est la guerre, la guerre c’est l’information, donc l’économie c’est l’information.

Avez des agents capables de trouver la bonne information, au bon moment ? Songez-y et n’oubliez de former vos hommes. Donnez leur  la possibilité de pour pouvoir exprimez toutes leurs potentialités. Avec eux envisagez les futurs possibles, soyez opérationnels et plus stratégique ; car la guerre qui se gagne dans le futur se prépare aujourd’hui.

Battez-vous efficacement aujourd’hui et définitivement pour demain, pour le pas subir votre avenir. En d’autres termes, gagner une guerre suppose préparation- observation- compréhension- action et évaluation. Car selon le mot de Leonard de Vinci ‘‘Ne pas prévoir, c’est déjà gémir’’.

Tag(s) : #ECONOMIE

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