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Le marché financier ivoirien intéresse toujours les établissements bancaires qui, en dépit de la crise, continuent de s’implanter dans le pays et d’ouvrir de nouvelles agences. Le marché financier ivoirien connaît une fièvre sans précédent. Aussi curieux que cela puisse paraître, il est loin d’être sinistré par la crise sociopolitique que traverse le pays depuis septembre 2002. Ainsi, des établissements bancaires se sont implantés en Côte d’Ivoire quand ceux déjà présents ont ouvert de nouvelles agences. En témoigne la croissance enregistrée en 2008. Les banques ont fait une progression de 10% en mobilisant 2.394,75 milliards Fcfa contre 2.176 milliards Fcfa en 2007. Certains établissements qui avaient fermé leurs agences au début de la guerre se sont redéployés dans les zones Centre-nord-ouest (Cno). Cette embellie a débuté en 2006 avec l’ouverture des agences. La Banque Atlantique Côte d’Ivoire (Baci) ouvre le ballet. Elle est le seul établissement financier à avoir pris le risque de s’implanter à Man. Un an après, en février 2007, la Banque nationale d’investissement (Bni) suit. Elle poursuit l’extension de son réseau en 2009. Cette structure qui ne faisait pas partie du paysage financier dans certaines localités du Nord, notamment Korhogo et Boundiali, y ouvre ses portes. Au cours du lancement des travaux de cette nouvelle agence, Jean Louis Gauly, directeur de la clientèle et du réseau, représentant le Directeur général, Silué Nambéléssini, avait indiqué que cette «implantation participe de la politique de proximité mise en œuvre par la Bni pour servir toutes les couches sociales et les différents opérateurs économiques». Deux autres banques, la Bhci (Banque de l’habitat de Côte d’Ivoire) et la Baci étendent leur réseau à Korhogo où elles n’étaient pas présentes avant la crise. La Société générale de banques en Côte d’Ivoire (Sgbci), la Banque internationale pour l’Afrique de l’Ouest (Biao), la Banque internationale pour le commerce et l’industrie de Côte d’Ivoire (Bicici), la Banque of Africa (Boa) et Ecobank ont désormais des agences dans les zones Cno. L’ouverture de nouvelles agences ne s’est pas limitée qu’aux zones Cno.

Les Nigérians s’implantent.
Des agences et des guichets automatiques ont été créés dans la zone Sud, précisément le district d’Abidjan. Outre l’extension du réseau bancaire, de nouveaux établissements, en majorité des banques nigérianes, ont fait leur apparition dans le paysage ivoirien. C’est en mai 2008 que la banque panafricaine nigériane, United Bank for Africa (Uba), s’est implantée dans la capitale économique ivoirienne. D’autres suivront le mouvement en 2009. Le Groupe Access Bank, 8è banque du Nigeria, s’installe en Côte d’Ivoire en juillet 2009 en reprenant Omnifinance. Trois mois auparavant, Access Bank avait obtenu les dernières autorisations pour acquérir 88 % du capital d’Omnifinance. La prise de participation d’Access Bank dans Omnifinance permet à la banque ivoirienne de voir son capital bondir de 3 à 10 milliards Fcfa. Une autre institution financière, la Banque sahélo-saharienne pour l’investissement et le commerce (Bsic), qui a obtenu son agrément en 2009, attend de lancer très bientôt ses activités. Le 2 janvier 2009, la Baci et Cobaci (Compagnie bancaire de l’atlantique Côte d’Ivoire), toutes deux membres du réseau Banque Atlantique, démarrent leurs activités après avoir fusionné pour former une nouvelle entité, la Banque Atlantique. Diamond Bank (5ème banque nigériane), Skye Bank (9ème) et Vneshtorgbank (VTB), une des plus grandes banques russes pour le commerce extérieur, envisagent également d’ouvrir des filiales en Côte d’Ivoire. Arsène Komenan, directeur des engagements à Versus Bank, affirme que les dossiers de ces établissements financiers sont en cours d’examen par la Commission bancaire. Ils n’ont donc pas obtenu pour l’heure leurs agréments. Cette embellie du marché financier s’explique, selon le directeur général d’Uba, Guillaume Liby, par la confiance des investisseurs en la Côte d’ Ivoire et le poids économique de ce pays dans la sous-région. La Côte d’Ivoire est, en effet, leader dans l’espace Uemoa. Pour le directeur général de la banque d’Etat Versus Bank, Jean Claude N’Da Amétchi, «c’est certainement dû à l’attrait de l’économie ivoirienne, qui a non seulement pu résister à la crise que le pays traverse, mais aussi et surtout pourrait connaître une véritable éclosion au sortir de cette crise». Mais, s’est désole-t-il, la croissance du réseau bancaire et l’augmentation du nombre de banques en Côte d’Ivoire n’a pas encore résolu le problème de sous-bancarisation et de financement de l’initiative privée. Le taux de bancarisation en Côte d’Ivoire, selon lui, oscille entre 6 à 8 %. Il estime donc que la Côte d’Ivoire n’a pas besoin de tant de banques. L’ouverture de nouvelles agences est pourtant saluée par la population de ces zones car elle leur a permis de sécuriser leur épargne, à en croire certains fonctionnaires. Même si quelques défaillances au niveau de leur fonctionnement, notamment la récurrence des pannes du guichet automatique et le problème de liquidité, ont été relevées n

Source : http://news.abidjan.net/h/351900.html?n=351900

 

Mardi 5 janvier 2010   Par L'expression

Par Nimatoulaye Ba

 

Tag(s) : #ECONOMIE

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