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  L’objectif  de cette contribution est de monter comment l’Etat et les collectivités décentralisées pourraient intervenir dans l’amélioration du cadre de vie des populations africaines. Selon toute vraisemblance, depuis la vague de privatisation en Afrique, les services d’intérêt public sont l’objet de logiques entrepreneuriales qui affectent les plus démunis notamment dans les  services de base tels que l’eau et l’assainissement. C’est sans doute dans ce contexte que la satisfaction de l’intérêt de la mondialisation a conduit les acteurs publics à mettre les villes africaines sous pression à travers des plans d’urbanisation répondant aux normes internationales. Cependant si cette situation a favorisé la modernisation ou la création de villes modernes, il n’en demeure pas moins vrai que cela a été plus dégradant pour la plupart des populations africaines défavorisées engendrant de véritables problèmes de santé publique. Aussi faudrait-il souligner que le transfert de la gestion des services urbains aux opérateurs privés n’a été pas sans risque. Le comportement de ces acteurs a conduit à une dégradation des villes favorisant un véritable désordre urbain avec  de profonds déséquilibres socioéconomiques et sanitaires.

                Par ailleurs la principale source de déconnexion entre l’amélioration du cadre de vie des africains et l’urbanisation n’est pas a priori  le résultat d’un handicap (absence de ressources) mais celui d’une inadaptation des politiques de gestion environnementale,  souvent mal planifiées, aux exigences du terrain. De plus, l’absence d’outil de surveillance de l’espace environnementale urbain accentue cette gestion approximative de la part des différents acteurs y compris celle de la population.

                Ainsi pour éviter de gérer les urgences et apprendre à internaliser les contraintes, il serait intéressant dans une optique de fertilisation croisée du rôle des différents acteurs de mettre en place une veille environnementale, outil nécessaire pour la surveillance et l’évaluation  des actions de l’urbanisation sur la santé et le bien-être des populations africaines. Dans un sens plus large de cette veille, la municipalisation de l’environnement pour sauver des vies ou une étatisation de l’environnement sous contrôle des organisations non gouvernementales serait une arme décisive sur la route de la mondialisation des économies. Concrètement la création d’une Bourse Africaine de l’Environnement dont la gestion et l’animation serait confiée à un observatoire africain composé d’acteurs représentant les différents groupes intérêt africains pourrait être considérer comme une réponse à la mise en place de plate-forme  d’actions concertées souvent ponctuelle et aux effets limités. En somme, la conjugaison de la surveillance et la gestion boursière de l’environnement pourrait garantir une meilleure santé à travers une amélioration dynamique de l’espace urbain en Afrique.

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