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Aujourd'hui les activités de l’économie doivent savoir s’interpréter avec une nouvelle grille de lecture. A l’ère de la mondialisation des échanges avec son corollaire de l’économie des connaissances, l’information est l’un des éléments essentiels de la compétitivité et de l’évolution des entreprises. Savoir décrypter cette information constitue l’une des tâches majeures de tous les acteurs économiques.

 

C’est la compréhension même de l’intelligence économique comme une discipline au service de l’organisation des entreprises. Ainsi ces dernières doivent tirer profit des facteurs de la compétitivité qu’apporte la mondialisation. L’un des facteurs prioritaires comme élément déterminant dans le rendement satisfaisant est la structuration des ressources humaines. Bien que différentes d’une entreprise à une autre, les stratégies d’évaluation de la performance des employés et de la sélection des besoins de formation ont permis à la plupart des entreprises d’accroître leur profit.  De plus l’intégration de stratégies fonctionnelles a permis de renforcer les prises de décision concordantes et cohérentes au niveau de chaque démembrement de l’entreprise.

 

Aujourd’hui, il n’est plus à démontrer que la rentabilité financière des entreprises et partant de l’économie elle-même d’une nation repose  en grande partie sur la qualité et le dynamisme des hommes. Le capital humain constitue donc l’élément central de la productivité d’une organisation. Cette idée de valorisation du capital humain ou ressources humaines avait déjà inspiré il y a de cela cinquante ans Alfred Sauvy,  qui faisait remarquer à cette époque dans, courage et souffrance mal orientés, service – direction, à propos de l’apprentissage et du processus de formation des hommes que ‘‘un retard d’outillage se rattrape très vite, mais un retard dans la formation des hommes ne se rattrape qu’à la génération suivante et au prix d’un effort exceptionnel ’’. (Alfred Sauvy, 1959).Sans doute que A. Sauvy avait déjà ouvert une lucarne sur l’orientation scientifique de la formation des hommes pour une meilleure contribution à l’essor économique que connaît certains pays aujourd’hui. En clair, chaque organisation doit savoir définir le profil de ses employés à travers un processus d’apprentissage répondant à ces objectifs. Ainsi les travailleurs qui participent encore directement à la production et à la fourniture des prestations sont invités à proposer des idées pour améliorer la qualité et réduire les coûts de production.

 

Tout salarié doit pouvoir apporter une valeur ajoutée en termes de savoir par les informations qu’il peut donner. C’est tout en considérant l’homme comme un agent efficace de la croissance économique, qu’il est désormais primordial pour toute organisation ou nation de favoriser l’émergence de nouveaux agents spécialisés décryptages de l’information économique disponible en abondance. L’élaboration de cahier de charge clair permettra aux entreprises de mieux comprendre leur environnement et surveiller l’évolution du marché dans domaine d’activité. L’intelligence économique est une nouvelle compréhension de la concurrence et de l’économie. L’intelligence économique représente aujourd’hui  pour les entreprises ce que était le marketing dans les années 1960.

 

La mise en place d’une démarche d’intelligence économique se fait en plusieurs étapes. Cependant, il convient de souligner que l’existence de veille stratégique s’avère indispensable. Cela suppose que les agents responsables sont dotés d’une culture stratégique de l’entreprise. De plus l’animation de cette cellule de veille stratégique par un agent désigné comme responsable n’exclut pas la participation des autres intervenants. Ce qu’il faut retenir, c’est la motivation d’un agent à pouvoir donner le meilleur de lui-même car le processus de veille fait appel à des qualités de discernement ou d’intuition de la part des veilleurs ou des experts. Plus qu’une activité scientifique, la veille est un art. De plus en plus, les entreprises s’appuient sur des agents parfaitement renseignés et rompus aux techniques de recherche d’information dans un contexte légal et à partir de sources ouvertes.

 

Il faut aux entreprises des agents qui intègrent intellectuellement les variations et l’évolution de l’information au processus décisionnel. Malgré les contraintes budgétaires et de temps, chaque entreprise quelque la taille ou le secteur d’activité doit pouvoir se doter d’une cellule de veille, seulement pour comprendre l’intelligence économique. Les agents responsables de la démarche de l’intelligence économique doivent disposer des moyens financiers et du temps nécessaires pour faire bénéficier leur entreprise des avantages de ce concept.

La littérature électronique  est éparse en matière d’intelligence économique pour faire de la veille à sans grand budget. L’agent intelligent devrait pouvoir et/ou savoir collecter, analyser, interpréter et diffuser ou protéger l’information stratégique qui favoriserait une meilleure prise de décision de la part de la direction de l’entreprise.

 

Par ailleurs, l’émergence de ces agents ne doit laisser place à une quelconque confusion sur leur rôle au sein d’une entreprise. Ce ne sont pas des supers agents, mais des agents présentant des qualités et des aptitudes favorables à l’exercice de cette activité qui fait  au moins aussi appel à la créativité des salariés d’autres départements de l’entreprise. C’est la motivation et l’inspiration de ces agents qui font la différence, l’anticipation et l’esprit  stratégique qui dominent, car tous les insectes se posent sur les fleurs mais seules les abeilles savent en tirer du miel. Avec la responsabilisation des agents intelligents, chaque organisation peut encore plus comprendre les idéologies de la mondialisation et les nouvelles orientations de l’économie mondiale.

 

Tag(s) : #INTELLIGENCE ECONOMIQUE

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