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Les conflits qui se succèdent aujourd’hui laissent croire que les vieux démons de la « guerre froid » n’ont jamais pris le large. Deux espaces, deux visions différentes du monde s’affrontent toujours. Sous diverses déclinaisons ces affrontements laissent entrevoir que russes et occidentaux n’ont jamais eu l’intention de coopérer. Les positionnements idéologiques de ces deux blocs ne se sont jamais fondus. Dans ce contexte, le monde ne peut que surfer entre ces deux vagues :

Les origines !

Depuis les années 50 jusqu’en 1990, on vivait dans un monde influencé par deux grandes idéologies ; d’un côté la vision occidentale du monde parfait vue sous l’angle capitaliste, dirigée par les USA et de l’autre une conception orientale du monde en mode communiste fortement marquée de l’empreinte de la Russie.

C’est dans cette atmosphère de ce qui était convenu d’appelé la « guerre froide » que le monde a évolué. Sous fond de menaces permanentes guerre, ces deux blocs ont nécessairement conduit la planète dans une course effrénée vers la recherche des meilleurs systèmes de défenses pour une entité donnée.

Après la chute du mur de Berlin en 1989, marquée par la réunification des deux Allemagnes, symbole de cette bipolarisation, on semblait s’acheminer vers un monde à la pensée unique. En effet, la fin présumée de la « guerre froide » propulsait encore une fois de plus les USA au rang de leader du nouveau monde. Les USA se retrouvèrent donc seul superpuissance.

Toutefois la fin de la « guerre froide » ne signifie pas la fin des conflits, car plusieurs intérêts et de gros enjeux économiques mobilisent toujours autant de ressources que lors cette « «guerre froide ». Un nouveau type d’affrontement qualifié de « guerre tiède » continue sur le plan économique entre les USA et la Russie en Europe orientale.

Cette nouvelle guerre fortement dominée par les USA et ses alliés occidentaux depuis cette époque, semble lui échappée ces derniers temps. La perte d’influence des occidentaux dans cette région aurait une très forte corrélation avec une montée en puissance de l’économie chinoise et surtout le retour incontestable de la Russie dans la gestion des différents conflits armés ou non actuels. Entre guerre économique et influence militaire en Europe orientale, et partant dans le monde oriental, les occidentaux sont en perte de vitesse. Que faire ?

Des changements possibles…

Dans la recherche de solutions possibles, les occidentaux font se focaliser sur le territoire comme principale source de connexion de leur nouvelle stratégie dont l’objectif serait d’affaiblir la Russie. S’appuyant sur la fragmentation de l’ex- URSS, l’Europe réussira presqu’à isoler la Russie en captant les anciennes notions satellites du bloc communiste vers l’Union Européenne. Si les occidentaux y sont parvenus avec les nations baltes (Estonie, Lettonie…) cependant la tâche sera plus complexe avec certaines nations comme l’Ukraine. En effet ce pays constitue des enjeux géostratégiques plus que considérables pour la survie de la Fédération de la Russie.

Dès lors, afin de véritablement isoler la Russie au propre comme au figurer, l’USA et L’UE comme toujours vont servir de l’Ukraine comme champ de bataille. En réalité, même si l’intention de l’UE est de se rapprocher économiquement de l’Ukraine, la véritable motivation des occidentaux était qu’à terme l’Ukraine ayant adhéré à UE, la Russie serait privée de son accès à la méditerranée. Alors membre de UE puis de l’OTAN, l’Ukraine pourrait refuser d’abriter la base militaire de la Marine russe en Crimée, seul accès de la Russie en mer chaude.

Si c’était le cas la Russie n’aurait que les mers du Nord pour ses interventions. Il serait alors très difficile pour la Russie d’intervenir rapidement cas de guerre contre l’Occident. Les chances de la Russie seraient quasi nulles de remporter une bataille en hiver si elle venait à perdre la Crimée. Ainsi la Russie affaiblie militairement le serait également sur le plan de la diplomatie, et par voie de conséquence elle perdrait son influence non seulement dans sa propre région mais dans le reste du monde faisant des occidentaux les seuls maîtres du monde.

Mais au pays des Stumpf, Vladimir est le plus costaud !

Pour cet ancien du renseignement russe, seul la victoire finale compte. Le président russe a compris très vite l’objectif final des occidentaux. Au fond, occidentaux et russes n’ont jamais abdiqué et la « guerre froide » n’était jamais finie. Mais au jeu du plus rusé, la Russie a supplanté les USA et UE sur le dossier Ukrainien. La diversion voulue et élaborée par les occidentaux concernant le changement de régime en Ukraine a permis à la Russie de récupérer la Crimée.

En bon stratège, sans engager bataille, le Président Poutine a remporté la victoire laissant les occidentaux ont fait lit pour les russes. L’objectif de la Russie a été d’annexer la Crimée afin de se mettre définitivement à l’abri d’une tentative d’isolement militaire de l’OTAN, donc des Occidentaux. Ces derniers qui ont voulu progressivement occidentaliser l’Ukraine, se sont vu couper l’herbe sous les pieds par la Russie lorsque la Crimée a fait savoir par la voix de son parlement locale son attachement à la Russie en mars 2014.

Sans grand ballet, sans coup d’éclat, la Russie a atteint son objectif. Désormais, l’Ukraine sera le nouveau de champ de bataille de ses deux grandes puissances tout comme l’Allemagne l’a été durant la période de la « guerre froide » car les occidentaux ne sont plus économiquement puissants pour s’engager dans une guerre ouverte contre la Russie. La guerre a bien évolué et l’Ukraine soutenu en partie par les occidentaux doit livrer bataille contre des combattants frappés du sceau de l’esprit de la grande URSS des temps passés. Il s’agira pour les pro-occidentaux de récupérer des localités perdues comme la Crimée et pour les pro-russe de reconnecter la plupart des localités russophones de l’Ukraine à la « mère-patrie » Russie.

Deux blocs semblent se constituer de nouveau.

La Russie ayant remporte cette précieuse victoire ne va s’arrêter en si bon chemin. Les occidentaux qui ont mal affiné leur stratégie ne vont pas rester sur cette défaite qu’ils ont du mal à digérer. L’occident reviendra donc à la charger afin de laver cet affront, la Russie qui sait toujours à quoi s’en tenir s’y prépare déjà, mieux elle s’y attend. Alors comment va se mener la guerre, attendons pour voir.

Dans tous les cas, des changements de stratégies sont à prévoir des deux camps car la Russie maitrise la sociologie de la région, ce qui est loin d’être le cas pour les occidentaux. Ces changements ne seront pas seulement conceptuels, ils répondront en réalité à des mutations idéologiques du rôle de la Russie dans un nouvel ordre mondial.

Tag(s) : #INTELLIGENCE ECONOMIQUE, #PROSPECTIVE

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